Clarky's Corner

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vendredi 7 août 2009

Gorges de la Loire (presque) Sauvages

Comme d'habitude pour des randonnées itinérante en France, les topo-guides de grande randonnée sont de bon conseil. Ici, c'est Gorges de la Loire Sauvage. Alors ne nous emballons pas, ce n'est pas franchement la randonnée la plus sauvage du monde. Mais c'est vrai que cette randonnée est un excellent compromis entre accessibilité aux transports en commun et isolement.

L'extrait que nous avons choisi avec Marie est une bonne option pour un week-end de 3 jours puisqu'il est constitué de deux étapes d'une grosse vingtaine de kilomètres et d'une dernière petite partie de quelques kilomètres, ce qui permet de prendre le train de retour dès le 3ème jour.

Toutes les photos sont en ligne si vous voulez avoir une meilleure idée de ce que ça donne. Par ailleurs, comme d'habitude, des infos sont disponibles en cliquant sur la carte (tout en gardant à l'esprit que cela ne remplace pas l'utilisation du topoguide durant la randonnée).

Jour 1 : Retournac - Vorey sur Arzon

20090502-112533Nous étions arrivé la veille au soir directement à la gare SNCF de Retournac. Et l'hôtel Beau Rivage est juste à côté de la gare. Il n'est pas super confortable, mais il n'est pas cher, les gens sont très sympathiques et le restaurant est franchement bon. Bref, c'est une adresse que nous pouvons vous conseiller.

Nous ne sommes pas partis tard, car la journée prévue est un peu longue. On s'éloigne un peu du village et on a tout de suite quelques vues sympathiques sur des ruines de chateau. C'est une mise en jambes fortifiante avant la traversée de la Loire au niveau de Chamalières. De là commence une bonne montée bien costaud pour monter à Roche en Régnier.

20090502-143314Malgré la difficulté physique, cette forêt est tout à fait magnifique. Je vous conseille de déjeuner par là. En effet, nous avons déjeuné un peu avant dans un endroit qui n'était pas franchement super ; il y avait une petite vue, mais les hautes herbes et les moucherons étaient franchement désagréables.

Arrivé en haut, on passe par une petite phase de plat, puis on redescend assez raide vers la Loire, pour ensuite suivre la rive jusqu'à Vorey sur Arzon. Nous commençons à fatiguer, mais cette partie est jolie et l'étape de ce soir est vraiment à la hauteur.

Les chambres d'hôte Les Années Folles sont tout à faite mignonnes, agréablement aménagées dans une maison magnifique. Le confort est au rendez-vous et les hôtes sont vraiment sympas et chaleureux. En bref, si vous passez dans le coin, je vous conseille vivement d'y faire un tour. Et le repas au restaurant de la Halle fut bon, sympa et pas très cher. Vraiment une soirée parfaite  comme on les aime après une belle journée de randonnée.

Jour 2 : Vorey sur Arzon - Polignac

20090503-171305Alors le lendemain, après un tour au marché pour refaire le plein de victuailles, nous partons sereinement sur le chemin, qui reste goudronnée pendant quelque temps. Mais mine de rien, sans s'en rendre compte, on sort de la zone urbaine pour finalement retrouver de beaux paysages de champs et d'herbe et un peu d'horizon. Cette matinée n'est pas franchement époustouflante, mais la marche est toujours agréable.

Nous nous arrêtons pour le déjeuner sur une table de pique-nique dans un sous-bois et nous repartons pour une étape plus difficile l'après-midi.

20090503-182346En effet, il y aura deux montées avant d'arriver à la chambre d'hôte de Polignac ; tout d'abord après le château de Lavoûte sur Loire (avec le plaisir de l'orage qui a choisi de tomber à ce moment-là et malgré tout quelques vues superbes sur le château de Lavoûte). Et puis ensuite, la plus dure (même si elle est très courte), dans Polignac, avec tous les kilomètres de la journée dans les pattes.

Et malheureusement, ce jour-là, la chambre d'hôte ne sera franchement pas au niveau de ce que l'on espérait. La Gourmantine nous a reçu très proprement, mais ce n'est pas franchement mon genre d'hébergement préféré : c'est du faux select bourgeois pas hyper sympathique. Le repas était cher et pas hallucinant, la chambre se voulait confortable et mignonne mais était surtout kitch. En bref, pas super quoi ! Mais tous les vieux anglais riches venus découvrir le "select" français semblaient charmés :)

Jour 3 : Polignac - Le Puy en Velay

20090504-111046

Les dernières heures de randonnée ne sont pas particulièrement spéciales, mais deux choses rendent cette journée sympa : le sentiment toujours aussi agréable d'avoir parcouru une bonne distance à pied et les paysages impressionnants sur la vallée du Puy en Velay depuis les hauteurs d'où l'on arrive. Le temps de faire une petite visite éclair dans la vieille ville et on peut attraper le train dans de bonnes conditions.

Conclusion

En terme de paysages, cette randonnée n'est pas la plus extraordinaire que j'ai pu réaliser. Mais c'est un excellent compromis distance - accessibilité - difficulté - nombre de jours de vacances à poser - beauté - isolement. Donc n'hésitez pas (surtout si vous arrivez à trouver un autre hébergement à Polignac).

jeudi 30 juillet 2009

Les Gorges du Verdon et le GR4

J'ai trouvé des informations sur cette randonnée grâce aux toujours excellents topo-guides de la fédération française de la randonnée pédestre, en l'occurrence celui sur La Haute Provence par les Gorges du Verdon. L'accès en est un peu long mais relativement facile (bus SNCF de Aix en Provence à Digne les Bains, puis Train des Pignes jusqu'au Fugeret à l'aller, Autocar Sumian de Riez à Manosque et bus SNCF jusqu'à Aix en Provence au retour).

Parce qu'un de mes principaux objectifs lorsque je randonne en solitaire, c'est d'être en solitaire, justement, j'avais choisi comme période de marche la première semaine de novembre. A cette période, je n'ai rencontré que 2 personnes dans les montagnes, des bergers. Par contre, le problème se pose pour le logement puisque la plupart des hébergements sont fermés à cette période. Heureusement, j'avais téléphoné en avance et certains ont accepté de reporter la fermeture annuelle de quelques jours pour me permettre de réaliser cette randonnée. Un petit détail supplémentaire pour expliquer pourquoi j'ai ce départ compliqué (logement au Fugeret puis train le matin jusque Annot) : une sorte de séminaire sur le champignon (si j'ai bien compris) avait réservé l'ensemble des places dans le gîte rural à Entrevaux et j'ai donc du improviser un départ hors du GR4 mais pas trop loin quand même.

Plan de la randonnée dans les Gorges du Verdon

Vous pouvez avoir un peu plus d'infos sur cette randonnée en cliquant sur la carte. Attention, le chemin que j'ai reporté sur la carte n'est pas très précis, je vous suggère très fortement de vous acheter ou d'emprunter le topo-guide (je peux vous prêter le mien) si vous désirez aller randonner.

Jour 1 : Le Fugeret - Ubraye

déjeuner à saint jeannetCette première journée est une bonne mise en jambe, pas trop dure mais qui permet déjà de découvrir que cette région est bien vallonnée, et composée d'alternance de paysages très désolés et de forêts luxuriantes.

La pause déjeuner se fait dans un endroit très surprenant, la chapelle Saint Jean du Désert est en très bon état bien qu'elle ait l'air abandonnée et fait l'objet d'un mini-pélerinage par les gens du coin une fois par an. Je commence à retrouver cette impression à laquelle je suis tellement peu habitué dans ma vie urbaine peuplée, celle d'être seul au milieu de nul part.

Enfin, heureusement que cette étape n'est pas trop longue parce que l'orage qui me pendait au nez se déclenche quelques minutes avant que je n'arrive à l'étape, un très sympathique relais-motard perdu à côté du village surprenant d'Ubraye : Le Grand Mechant Bouffe m'a reçu dans son salon autour du poêle avec une magnifique platée de pâtes aux champignons. C'était exactement ce qu'il fallait par ce temps et après une première journée de randonnée. Comme d'habitude, je me sens revivre en randonnée : la vie qui consiste à marcher - manger - dormir est vraiment ce qui se fait de plus simple et agréable !

Jour 2 : Ubraye - Castellane

vue d'Ubraye Le lever est beaucoup trop matinal ce jour-là. Mais la journée qui s'annonce sera très longue alors il faut bien y aller. La longue matinée constituera une de mes parties préférées de ce voyage. Cela commence par une lente montée continue en passant de vallée en vallée pour arriver jusqu'à un plateau d'altitude (avec station de ski).

Lorsque je me retrouve au niveau d'un col entre deux vallées, avec vue plongeante sur les villages accrochés aux pentes de chaque côté, je me dis qu'ainsi, on a vraiment l'impression d'avancer, de parcourir du chemin. Les modes de transport rapides tels que ceux que j'ai pris pour traverser la France et me retrouver ici n'offrent pas ce sentiment et c'est agréable de le retrouver.

Encore une croix au déjeunerLe passage du plateau de Vauplane n'est pas franchement une partie de plaisir parce qu'il est complètement dans la brume et le chemin n'est pas bien marqué à cet endroit... Heureusement que les cartes IGN sont suffisamment précises pour indiquer jusqu'à la moindre ruine sur le plateau, ce qui permet de se resituer et de retrouver le chemin. Après ça, j'entame la descente et je me trouve un chouette endroit pour manger, encore près d'une chapelle (St Barnabé).

Le reste du trajet ne sera pas forcément exaltant, mais je pense que c'est surtout dû à la fatigue de la longue journée. En tout cas, l'arrivée à Castellane est l'occasion de découvrir une superbe chambre d'hôte Aux Portes du Verdon. Dîner de roi en ville et gros dodo. L'étape de demain devrait être plus calme !

Jour 3 : Castellane - Rougon

Vue à 180° pour le déjeunerCette journée commence de la même manière que la dernière avait finit, par un peu de goudron. Mais on remonte vite dans les montagnes et la nature. Le sentier progresse agréablement à flanc de coline et on voit pour la première fois clairement l'ébauche des gorges.

Le déjeuner sera magnifique, au bout d'un éperon rocheux au dessus des gorges et en dessous des cadières. C'est là qu'est installé la chapelle saint jean (eh oui, encore une chapelle). Comme la journée de marche prévue est moins importante, j'en profite pour passer 1h à faire la sieste et lire un peu. Un super moment.

L'après-midi continue sur le même type de paysage que le matin, avec un passage par un petit village très mignon appelé Chasteuil. Comme quasiment chaque soir de la semaine, j'arriverai à l'étape juste au moment où éclate l'orage qui tombera toute la soirée. L'étape du jour est la crêperie et le gîte du mur d'abeilles. Vraiment un endroit tout à fait sympa que je vous recommande. Il y a aussi une petite épicerie à Rougon, ce qui permettra de racheter du pain, du fromage et des biscuits pour les pique-niques.

Jour 4 : Rougon - Chalet de la Maline

Le lendemain est sensé être le clou de cette randonnée, le passage au fond de l'endroit le plus impressionnant des gorges du Verdon, le long d'un sentier et de tunnels appelé le Sentier Martel... La journée commence par une descente depuis Rougon vers le belvédère du point sublime, où j'ai pu prendre la photo suivante.

Le défilé Martel depuis le belvédère du point Sublime

Ce que je ne savais pas à ce moment-là, c'est que cette photo serait quasiment la dernière que je pourrais faire de toute la journée, parce que peu après le début du sentier Martel, la pluie a commencé à tomber très drue et ne s'est plus arrêté. J'avais pourtant un bon équipement. Mais après 5 heures de marche sous cette pluis, j'étais trempé de la tête aux pieds.

Mon conseil si vous allez faire ce sentier : n'oubliez pas votre lampe frontale. Parce que certains tunnels sont très longs et très sombres. On ne peut pas dire que j'étais rassuré, d'autant plus qu'il n'y avait pas plus de monde que lors des autres journées.

Au final, cette journée sera quand même un peu décevante parce qu'avec la pluie, pas moyen de lever les yeux et j'étais tellement trempé que je n'ai même pas pris le temps de faire une pause pour midi... J'ai tracé aussi vite que j'ai pu et je suis allé me réfugier (c'est le mot juste) au Chalet de la Maline après une montée impressionnante pour sortir des gorges.

C'est un refuge du Club Alpin Français avec un luxe important : la douche chaude ! Evidemment, tout n'est pas rose puisque la salle d'eau n'avais pas de vitre aux fenêtres pour cause de rénovation. Et pas de chauffage non plus. Du coup, il a fait très froid malgré la gentillesse de la gardienne du refuge qui m'a servi le dîner dans la cuisine (le poële étant la seule source de chaleur du lieu). Alors je suis allé me coucher tôt, emmitoufflé dans un très grand nombre de couvertures.

Jour 5 : Chalet de la Maline - Moustiers Sainte Marie

Heureusement, la journée du lendemain va racheter cette difficile marche dans les gorges sous la pluie. Il fait un temps magnifique pour cette dernière journée complète de randonnée et heureusement parce que c'est prévu pour être la plus longue journée du voyage.

J'ai beaucoup marché avant de déjeuner parce que je savais déjà que je voulais déjeuner à un endroit d'où j'aurais une vue plongeante sur le lac. Et je n'ai pas été déçu même s'il a fallu attendre beaucoup pour cela. Mais avant, le GR4 passe par un grand nombre de paysages. Cela commence par la route bitumée qui fait le tour des gorges ; malgré le goudron, les vues sont vraiment impressionnantes. Ensuite, un petit tour au gros bourg de la Palud Sur Verdon avant de sortir enfin de la route pour remonter à flanc de colline et de s'enfoncer dans la forêt. Et puis tout d'un coup, on est enfin sur les hauts du lac sainte victoire, avec vue sur le plateau qui sera au programme du lendemain et la fin des gorges qui étaient le spectacle de la veille. Une seule ombre au tableau, le grand nombre de lignes haute tension qui gâchent un peu le paysage.

Après le déjeuner tardif, il faut encore un peu monter pour arriver enfin à ce qui reste pour moi le plus beau paysage de toute la semaine. D'autant que l'orage (eh oui, encore!) sur le point de me tomber dessus fait de splendides jeux de lumière sur l'eau.

La tempête arrive sur le lac sainte victoire

A cause de cet orage, je ne m'attarde malheureusement pas trop, et malgré cela, je n'arrive pas à l'étape avant la pluie. La chambre d'hôte Les Oliviers se trouve heureusement pas trop loin sur la route et s'avèrera vraiment confortable. Le soir, pour le dîner, je marcherai jusqu'à Moustiers que je ne verrai donc que de nuit. Probablement à revisiter plus longuement un jour.

Jour 6 : Moustiers Sainte Marie - Riez

plantations de lavandeSoyons clairs, si les transports en commun vous permettent d'éviter de vous lever aux aurores ce matin-là pour aller faire la marche jusqu'à Riez, je vous suggère d'en profiter. Parce que à part le tout début de la marche dans l'aube naissante, le paysage ne sera pas intéressant, la marche se fait sur goudron quasiment tout le long... Bref, pas le souvenir marquant du voyage. Ceci dit, en début novembre, on prend les transports en commun que l'on trouve. Et la ville de Riez est plutôt mignonne.

Et comme d'habitude, il y a ce plaisir et cette fierté d'avoir passé plusieurs jours d'affilé à avancer, encore rendu plus particulier par le fait d'être seul.

Conclusion

Une randonnée que je vous conseille absolument, surtout en fin de saison comme je l'ai faite (à éviter probablement en plein été, parce qu'il fait probablement beaucoup trop chaud). Certaines journées sont un peu dures, mais les paysages sont vraiment magnifiques. Si vous êtes intéressés par plus d'information sur cette randonnée, n'hésitez pas à me contacter.

samedi 15 novembre 2008

Objectif 5000 adhérents

Lorsque j'ai adhéré à l'APRIL, il y a maintenant un paquet d'années, nous étions je crois environ 200 personnes. Il n'y avait pas de permanent, pas d'interview dans la presse, pas de reconnaissance nationale. Autant dire que si l'ambiance était sympathique, l'impact de l'association au niveau national ou européen pour la promotion des logiciels libres ou la sauvegarde des libertés était relativement anecdotique...

Depuis, grâce à l'aide d'autres associations, à des choix de développement courageux, au soutien des membres et au dévouement de quelques héros, l'APRIL a atteint plus de 2500 membres. L'association emploie aujourd'hui 3 permanents, commence à être présente sur tous les fronts, est invitée à discuter par le secrétaire d'Etat chargé du développement de l'économie numérique. Bref, c'est une association majeure en France pour la défense du logiciel libre.

Pour pouvoir continuer et accélerer ce travail primordial pour tous les citoyens, l'APRIL lance aujourd'hui une nouvelle campagne d'adhésion soutenue par Tristan Nitot, le célèbre et charismatique président de Mozilla Europe : objectif 5000 adhérents.

Image illustrant la campagne d adhesion de l April
Image barre de progression du nombre d'adhérents

lundi 20 octobre 2008

Photoblog

Parce qu'il n'y a pas de raison, que j'ai quelques photos dont je suis (un peu) fier et que je viens de souscrire à un compte Flickr illimité pour sauvegarder mes photos, je me suis dis que moi aussi, j'avais le droit d'avoir un photoblog.

Alors n'hésitez pas à me faire vos remarques, idées d'améliorations pour que j'apprenne enfin à faire des photos potables plus d'une fois par an ! Si vous ne voulez pas vous créer un compte Flickr, vous pouvez aussi commenter les photos dans ce billet. Merci d'avance !

mardi 5 août 2008

Une seule taxe d'habitation

Malgré la mauvaise foi de certains agents des Impôts, en particulier au niveau de la commission des recours, je peux maintenant vous confirmer qu'il n'y a besoin que de payer une seule taxe d'habitation lorsque vous avez déménagé autour du 1er janvier et que vous aviez deux baux d'habitation principale à cette date. En gros, vous n'avez à payer que celle de l'endroit où vous habitiez effectivement (là où sont vos meubles) au 1er janvier.

La commission des recours a bien essayé de confirmer qu'il fallait payer les deux, en soutenant que d'après l'article 1408 du code général des Impôts, si vous avez un bail au 1er janvier, vous devez payer. Mais (et je remercie le service juridique de l'UFC Que Choisir au passage) c'est oublier un peu vite l'article 1407 (pas bien loin dans le code, donc) qui dit que seuls les locaux meublés sont soumis à la taxe. Ce qui fait qu'il suffit de prouver qu'il y a bien eu déménagement pour n'avoir à payer que la taxe pour l'endroit où vous résidiez au 1er janvier. Apparemment, les impôts acceptent l'idée que l'on ne rachète pas un jeu complet de meubles à chaque déménagement pour laisser les anciens meubles dans l'ancien appartement.

Ce que je trouve vraiment dommageable ici c'est que la commission de recours et le conciliateur fiscal aient tous les deux été d'aussi mauvaise foi (je ne crois pas qu'ils puissent ignorer ce point de code) : le résultat est que j'ai du faire des tonnes de démarches pour aller jusqu'au tribunal administratif (merci maitre Eolas sur ce billet très pédagogique sur comment se débrouiller devant cette instance). Et que c'est seulement à ce stade que les Impôts m'ont expliqué de quels documents supplémentaires ils avaient besoin pour accepter ma requête.

Résultat, une fois les documents produits, les Impôts ont payé avec des intérêts moratoires et le tribunal m'a envoyé un papier pour me demander de me desister de mon action. Dans une bouffée de paranoia, je me suis demandé si c'était la procédure normale ou si c'était pour éviter une sorte de jurisprudence d'être affirmée. Est-ce que quelqu'un pourrait répondre à cette question ?

Et quelle que soit la réponse, j'espère en tout cas que ce billet pourra donner des pistes des réflexion à des personnes qui sont dans cette situation : c'était l'affaire 0802703-7 devant le tribunal administratif de Versailles, Laurent Cottereau contre la direction des services fiscaux des Hauts de Seine Sud. Ce qui me fait me demander : est-ce que quelqu'un sait si j'ai le droit de publier ainsi des informations sur un dossier comme celui-ci ?

Une petite note pour finir ; je trouve la procédure devant le tribunal administratif vraiment très bien faite : pas d'obligation d'avocat, pas de langage trop allambiqué. Bref, c'est très accessible. Par contre, c'est aussi très long. On ne peut pas tout avoir je suppose.

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